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Kirikou et les bêtes sauvages

Kirikou et les bêtes sauvages

Un film réalisé par Michel Ocelot et Bénédicte Galup

D’après les personnages et l’univers de Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot

Copyright : © 2005 Les Armateurs/ Gebeka Films / France 3 Cinéma / Studio O

Durée : 70’

Genre : Long métrage d’animation 2D

Cible : Tout public

Date de sortie en salles en France : 7 décembre 2005

 

L’HISTOIRE
Le grand-père, trônant dans sa grotte bleue, l’explique : « L’histoire de Kirikou et la sorcière était trop courte. On n’a pas eu le temps de rapporter tout ce que l’enfant Kirikou avait accompli. Et il a vraiment accompli de belles et bonnes actions, qu’il ne faudrait pas oublier.Alors, je vous les raconte. »
Et il nous dit comment l’inventif Kirikou est devenu jardinier, et détective, et potier, et marchand, et voyageur, et médecin, toujours le plus petit et le plus vaillant des héros.
 

Crédits

Producteur délégué : Didier Brunner

Coproducteurs : Les Armateurs, Gebeka Films, Studio O, France 3 Cinéma

Scénario, dialogues et graphisme : Michel Ocelot

Synopsis : Michel Ocelot, Philippe Andrieu, Marine Locatelli et Bénédicte Galup

Réalisation : Michel Ocelot, Bénédicte Galup

Musique : Manu Dibango

Chansons du film : Paroles et Musique de Michel Ocelot, Youssou N’Dour et Rokia Traore

Editions musicales : Les Armateurs / Soul Makossa / Emi Virgin Music Publishing / Tama

Album disponible chez ULM

Distribution salle France : Gebeka Films

Distribution vidéo France : France Télévisions Distribution

Distribution Internationale : Celluloid Dreams

Droits dérivés France : France Télévisions Distribution

Edition littéraire : Milan

Diffusions TV : Canal+, France 3, Disney Channel, Gulli / Canal J

 

Avec le soutien de la Région Poitou-Charentes et du Département de la Charente

Avec la participation du CNC

Avec le soutien du Fonds d’Action SACEM, d’Universal Music France

Avec la participation de Canal+

Bande-annonce

Interview de Michel Ocelot

INTERVIEW MICHEL OCELOT
 
Je n’avais pas l’intention de faire un deuxième « Kirikou ». Mais l’enfant Kirikou ne m’a pas demandé mon avis, il s’est imposé, et je ne faisais pas le poids. C’est une étrange expérience, d’une part d’être un peu dépassé par son invention, d’autre part de revenir en arrière pour recommencer comme la première fois… Ce n’est pas une suite à l’histoire de Kirikou et la Sorcière, où le héros est devenu un homme. Le Kirikou qui est resté dans les mémoires (du public et de moi-même) est le petit enfant, nu, décidé, éveillé, astucieux et généreux. Il s’agissait de montrer des pans de sa vie qu’on n’avait pas eu le temps de raconter. J’ai eu un immense plaisir à refaire vivre intensément mon minuscule héros, le faire réagir, foncer, parler – il me dictait son dialogue sans une hésitation, et ce que disait sa mère, et son grand-père, et le vieux grincheux sous son baobab, et la Femme Forte, autoritaire mais pas indifférente. Karaba resplendit toujours, elle n’est encore que sorcière, mais on sent bien que cette femme extraordinaire intrigue le gamin extraordinaire dont le dernier mot, dans ce film, sera pour elle.
 
Je me suis attaché à montrer la vie au village, j’ai continué sur la lancée de beaux décors luxuriants, en ajoutant un espace à l’échelle de l’Afrique, et en baignant tout le film dans la musique. J’ai travaillé étroitement avec Manu Dibango, profitant du fait que nous vivions dans la même agglomération, et nous avons pu aller jusqu’au bout de nos envies et accomplir un spectacle musical. Youssou N’Dour, lui, est toujours là, avec les chansons, anciennes et nouvelles, chansons qu’il interprète lui-même, ce qui n’avait pas été possible lors du premier film. J’ai profité d’autres avantages, en particulier le travail providentiel avec ma co-réalisatrice, Bénédicte Galup, une collaboratrice de longue date, qui veillait au grain sur le terrain.
 
INTERVIEW BENEDICTE GALUP
 
Coréaliser : élaborer et réaliser un long métrage d’animation à deux ! Cela faisait partie des défis à relever pour Kirikou et les bêtes sauvages : trouver un certain équilibre entre l’univers préétabli de Kirikou et de son créateur Michel Ocelot et le point de vue différent que je pouvais en avoir en tant que personne et que je souhaitais lui donner en tant que coréalisatrice. Michel et moi nous connaissons depuis longtemps. Chacun de nous avait ses aspirations, ses envies. Toutes ne pouvaient pas être comblées mais une chose est sûre, nous partagions l’envie de faire à nouveau un très beau film autour de cet attachant personnage qu’est Kirikou.
D’un point de vue pratique et logistique, les différentes étapes de fabrication ont incombé à l’un ou à l’autre. Tout au long de la production, Michel et moi avons eu des échanges de point de vue et d’avis. Entre Angoulême, camp de base de Kirikou depuis 1998 et Paris, ville des producteurs et de son créateur, nous étions constamment reliés par Internet et le TGV !
 
Pour ma part, installée donc en Charente pendant près d’un an et demi avec des équipes de graphistes, d’animateurs et de décorateurs, j’ai œuvré à la fabrication des images du film, depuis les story-boards jusqu’aux images finales en couleurs. Dans le studio créé pour l’occasion, entourée de collaborateurs de métier et de confiance à qui ce nouveau film doit beaucoup, je me suis confrontée à cette tâche difficile, mais exaltante. Une partie des dessins d’animation fut fabriquée au Vietnam, le restant en Lettonie. Collaborer avec des animateurs ayant une autre culture et pour qui l’Afrique et le monde de Kirikou peuvent sembler bien lointains, fut également une expérience passionnante.